
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en gestion de patrimoine. Consultez un conseiller financier ou notaire pour toute décision patrimoniale.
L’essentiel pour choisir votre courtier en 30 secondes
- Vérifiez l’inscription ORIAS avant tout contact (8 chiffres sur orias.fr)
- Exigez de connaître le nombre exact de partenaires bancaires
- Clarifiez les frais dès le premier échange : gratuit ou payant, au succès ou à l’avance
- Préparez vos 10 questions pour le premier RDV
- Adaptez le type de courtier à votre profil : indépendant, réseau ou en ligne
Pourquoi un mauvais choix de courtier peut vous coûter cher
J’accompagne des emprunteurs sur Bordeaux et la Gironde depuis plusieurs années. L’erreur que je vois revenir le plus souvent ? Signer un mandat exclusif sans avoir vérifié combien de banques le courtier peut réellement solliciter. Résultat : si ses trois partenaires refusent le dossier, vous perdez deux à trois mois. Et parfois le bien que vous visiez.
Les frais de courtage oscillent généralement entre 1 000 € et 3 000 € selon la complexité du dossier. Si vous cherchez un courtier à Bordeaux, sachez que cette somme ne garantit rien en soi. Ce qui compte, c’est la capacité du professionnel à défendre votre dossier auprès de plusieurs établissements. Un courtier avec vingt conventions bancaires aura mécaniquement plus de leviers qu’un autre limité à cinq partenaires.
Les 3 signaux d’alerte à repérer immédiatement
- Le courtier refuse de communiquer son numéro ORIAS ou son nombre de partenaires bancaires
- Il demande des frais avant même d’avoir étudié votre dossier
- Il vous pousse vers un mandat exclusif dès le premier rendez-vous sans vous laisser comparer
Soyons clairs : un courtier n’est pas magicien. Si votre taux d’endettement dépasse les 35 % recommandés par le Haut Conseil de Stabilité Financière, aucun intermédiaire ne pourra contourner cette limite. Mais un bon professionnel saura présenter votre dossier sous son meilleur angle et négocier des conditions que vous n’obtiendriez pas seul au guichet.
Les 5 critères non négociables pour choisir votre courtier à Bordeaux
Avant de vous lancer dans des comparaisons complexes, retenez ceci : cinq critères suffisent à éliminer 80 % des courtiers inadaptés. Je les utilise systématiquement quand je conseille des clients sur le choix d’un intermédiaire. Ces critères ne sont pas théoriques ; ils correspondent aux points de friction que j’observe régulièrement sur le terrain bordelais.
Vérification ORIAS : le premier réflexe obligatoire
Comme l’indique le registre officiel de l’ORIAS, l’immatriculation est obligatoire pour distribuer des produits bancaires ou financiers. À fin 2024, près de 70 000 intermédiaires étaient inscrits en France. Le numéro ORIAS comporte huit chiffres et doit figurer sur tous les documents commerciaux du courtier, selon la fiche pratique du Ministère de l’Économie.

Je ne vais pas vous mentir : j’ai croisé des pseudo-courtiers qui exerçaient sans immatriculation valide. Tapez simplement le nom ou le numéro sur orias.fr. Ça prend trente secondes. Si rien n’apparaît, fuyez.
Nombre de partenaires bancaires : le vrai indicateur
Un courtier qui travaille avec trois banques ne pourra pas vous offrir la même diversité qu’un autre conventionné avec vingt-cinq établissements. Sur Bordeaux, les principales banques présentes sont la Caisse d’Épargne Aquitaine, le Crédit Agricole Aquitaine, la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, sans oublier les banques nationales. Plus votre courtier dispose de partenariats, plus il pourra mettre en concurrence les offres. Si vous souhaitez approfondir les avantages du courtier en prêt immobilier, ce point est central.
Demandez le chiffre exact dès le premier contact. Un professionnel transparent vous répondra sans hésiter. Celui qui reste vague cache probablement un réseau limité.
Transparence des frais : ce qu’un bon courtier vous dit d’emblée
Franchement, la question des frais reste le point le plus opaque du secteur. Certains courtiers se disent « gratuits » parce qu’ils sont rémunérés par les banques. D’autres facturent des honoraires à l’emprunteur, généralement entre 1 % et 2 % du montant emprunté, avec un plancher autour de 1 000 €. Les deux modèles sont légitimes, mais vous devez comprendre lequel s’applique à votre situation.
Le piège classique ? Les frais de dossier demandés avant même l’obtention du prêt. En principe, les honoraires de courtage ne sont exigibles qu’après le déblocage effectif des fonds. Mais certains contrats prévoient des exceptions. Lisez le mandat avant de signer.
Courtier indépendant, réseau ou banque : lequel pour votre profil ?
Je compare souvent ces trois options à des restaurants : le petit bistrot du coin où le chef vous connaît (le courtier indépendant), la chaîne de brasseries avec un menu standardisé mais des prix serrés (le réseau franchisé), et la cantine d’entreprise où vous avez vos habitudes (votre banque). Aucune option n’est objectivement meilleure. Tout dépend de votre profil d’emprunteur et de la complexité de votre dossier.
| Type | Partenaires bancaires | Frais moyens | Disponibilité | Profil idéal | Limite |
|---|---|---|---|---|---|
| Indépendant local | 10-30 | 1 500-2 500 € | RDV physique | Dossiers complexes, profils atypiques | Disponibilité limitée |
| Réseau franchisé | 20-40 | 1 000-2 000 € | Agences multiples | Primo-accédants, dossiers classiques | Approche standardisée |
| Comparateur en ligne | 15-25 | Gratuit ou 500-1 000 € | 100 % digital | Autonomes, dossiers simples | Pas d’accompagnement personnalisé |

Quel type de courtier pour votre situation ?
- Vous êtes primo-accédant avec un dossier classique (CDI, apport 10-20 %) :
Orientez-vous vers un réseau franchisé. Leurs volumes leur permettent de négocier des taux compétitifs, et leur process rodé accélère le traitement.
- Votre profil est atypique (indépendant, revenus variables, investisseur) :
Privilégiez un courtier indépendant local. Il aura plus de temps pour monter un dossier sur-mesure et connaît les banques bordelaises qui acceptent ces profils.
- Votre dossier est simple et vous êtes à l’aise en autonomie :
Un comparateur en ligne peut suffire. Mais attention : si un blocage survient, vous serez seul pour démêler la situation.
D’ailleurs, j’ai remarqué que les investisseurs locatifs sur Lormont ou Cenon ont souvent intérêt à passer par un indépendant. Ces communes de la rive droite sont encore mal connues de certaines banques nationales, et un courtier local saura mieux valoriser le potentiel du secteur.
Les questions à poser dès le premier rendez-vous
Le premier rendez-vous avec un courtier ressemble à un entretien d’embauche. Sauf que c’est vous qui recrutez. Trop d’emprunteurs arrivent sans préparation et se laissent impressionner par un discours commercial bien rodé. J’ai préparé une liste de dix questions que je recommande systématiquement. Elles permettent de démasquer rapidement les professionnels sérieux.
Le cas Sophie : comment éviter le piège des frais anticipés
J’ai accompagné Sophie l’année dernière pour son projet sur Bordeaux Bastide. Son premier courtier exigeait 2 500 € avant même d’avoir déposé le moindre dossier en banque. En creusant, elle a découvert qu’il ne travaillait qu’avec quatre établissements. Je l’ai orientée vers un confrère rémunéré uniquement au succès, avec quinze partenaires. Résultat : prêt obtenu à 3,15 % contre 3,45 % en agence bancaire directe. Économie totale sur 20 ans : environ 9 000 €.
10 questions à poser au premier rendez-vous courtier
- Quel est votre numéro d’immatriculation ORIAS ?
- Avec combien de banques avez-vous des conventions actives ?
- Comment êtes-vous rémunéré : par les banques, par moi, ou les deux ?
- Les frais sont-ils dus uniquement en cas de succès ?
- Quel délai moyen constatez-vous entre le dépôt du dossier et l’offre de prêt ?
- Allez-vous solliciter toutes vos banques partenaires ou seulement certaines ?
- Que se passe-t-il si toutes les banques refusent mon dossier ?
- Proposez-vous également une délégation d’assurance emprunteur ?
- Puis-je résilier le mandat si je ne suis pas satisfait ? Sous quelles conditions ?
- Avez-vous des références ou avis clients vérifiables ?

-
Premier RDV courtier : analyse de votre situation et capacité d’emprunt -
Retour avec simulations comparatives de plusieurs banques -
Montage du dossier complet (bulletins, avis, justificatifs) -
Soumission aux banques partenaires sélectionnées -
Réception des offres de prêt et négociation finale -
Signature de l’offre définitive après délai de réflexion
Sur les dossiers que j’ai accompagnés à Bordeaux, comptez en moyenne 45 à 50 jours entre le premier rendez-vous et la signature de l’offre. Ce délai peut varier selon la réactivité des banques et la complexité de votre situation. Si vous souhaitez connaître les étapes pour votre demande de crédit, cette chronologie vous servira de repère.
Vos questions sur le choix d’un courtier immobilier
Le courtier est-il vraiment gratuit ?
Ça dépend. Certains courtiers sont rémunérés uniquement par les banques via des commissions d’apporteur d’affaires. D’autres facturent des honoraires à l’emprunteur, généralement entre 1 % et 2 % du montant emprunté. Les deux modèles existent et sont légaux. Posez la question clairement dès le premier contact.
Puis-je changer de courtier en cours de dossier ?
Oui, sous certaines conditions. Vérifiez les clauses de résiliation de votre mandat. Si vous avez signé un mandat exclusif, des pénalités peuvent s’appliquer. Privilégiez les mandats non exclusifs pour conserver votre liberté.
Que se passe-t-il si le prêt est refusé malgré le courtier ?
En principe, vous ne devez rien si le courtier est rémunéré au succès. Mais certains contrats prévoient des frais de dossier non remboursables. Lisez attentivement le mandat avant signature et demandez une clarification écrite sur ce point précis.
Un courtier peut-il obtenir un prêt si ma banque a refusé ?
Parfois oui. Chaque banque applique ses propres critères d’acceptation. Un courtier avec quinze partenaires peut trouver un établissement plus souple sur votre profil. Mais si votre taux d’endettement dépasse les 35 % ou si vous avez des incidents bancaires récents, les chances restent limitées.
Comment vérifier qu’un courtier est bien inscrit à l’ORIAS ?
Rendez-vous sur orias.fr et tapez le nom du courtier ou son numéro à huit chiffres. La fiche affiche son statut, sa catégorie d’intermédiaire et la date de validité de son immatriculation. Si aucun résultat n’apparaît, ne travaillez pas avec ce professionnel.
Précautions avant de signer un mandat de courtage
- Les frais de courtage varient selon les cabinets : demandez systématiquement un devis écrit avant engagement
- Les taux indiqués dans cet article sont des moyennes susceptibles d’évoluer mensuellement
- Chaque situation financière nécessite une analyse personnalisée par un professionnel agréé ORIAS
Risques à connaître :
- Risque de frais non remboursables si le dossier est refusé par toutes les banques partenaires
- Risque de conflit d’intérêt si le courtier privilégie les banques offrant les meilleures commissions
- Risque de perte de temps si le courtier ne dispose pas de partenariats adaptés à votre profil
Ce qu’il faut retenir
Vos 3 actions immédiates
- Vérifiez l’inscription ORIAS de tout courtier avant le premier rendez-vous
- Comparez au moins deux ou trois courtiers avec la liste de questions fournie
- Exigez un devis écrit détaillant les frais et les conditions de rémunération
Le marché du crédit immobilier évolue vite. Selon l’étude 2026 Crédit Logement/CSA, le taux moyen s’établit autour de 3,20 % début 2026, avec des durées de prêt qui atteignent désormais 254 mois en moyenne. Dans ce contexte, un bon courtier peut faire la différence entre un projet qui aboutit et un financement qui échoue. La question n’est pas de savoir si vous devez en choisir un, mais comment choisir le bon.